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Sophie Zénon Petit herbier Merveilleux d'outre-mer Tirage de tête juin 2026

Sophie Zénon Petit herbier Merveilleux d'outre-mer Tirage de tête juin 2026

Prix habituel €350,00 EUR
Prix habituel Prix promotionnel €350,00 EUR
En vente Épuisé
Taxes incluses.

Sophie Zénon 

Petit herbier Merveilleux d'outre-mer
Texte Jean-Benoît Patricot 
( Français/Anglais)
Photo Zine 9, juin 2026, Arles


Tirage limité à 8 éditions spéciales 
numérotées de I à VIII
Photographie originale numérotée et signée par S. Zénon, en format 13x18, tirée par Picto Paris, sur papier japonais Awagami 
Intervention manuelle unique de Sophie Zénon sur chacun des tirages
3 E.A. numérotées E.A. 1 à 3 
identiques à l'édition spéciale.

32 pages. 
Reliure cousue main par l'Atelier du Palais
Couverture en sérigraphie
Design : Yann Linsart & Sophie Zénon
Impression : CCI Imprimerie Marseille 

Text : Jean-Benoît Patricot 
( French/English).
8 spécial edition numbered I to VIII
13X18 original signed and numbered print produced by Picto Paris, on Awagami japanese paper
Hand unic création by S. Zenon
3 artist's proofs numbered 
E.A. 1 to 3 ( identical to the special edition).

32 pages
Hand sewn by L'atelier du Palais, Arles 
Silk screen cover
Design : Yann Linsart & Sophie Zénon 
Print : CCI Imprimerie Marseille 

"Au premier regard, on perçoit la beauté délicate de feuilles célébrées

comme sujet. La photographie métamorphose la plante pour lui donner l’aspect

d’une porcelaine sensible. La lumière rasante de la prise de vue met en valeur le relief

des nervures, la puissance de la tige, en évitant la saturation, un liseré blanc apparaît

qui souligne le dessin de la feuille et lui donne un ton diaphane. Les tournures

élégantes, les volutes gracieuses parfois froufroutantes, séduisent. Et puis, des détails

apparaissent. De mystérieuses lignes rigoureuses, parfois scintillantes ordonnent le

fond comme pour indiquer des directions, des trajets à suivre. Leur relief sur le papier

japon révèle le piqué d’une aiguille sous la loupe. La courbure des pétioles, des

nervures est soulignée de fils de soie aux teintes délicates, de fins cordeaux brillants,

les limbes sont ornés de vrilles d’or et d’argent. Les photographies sont rehaussées

de broderies. Mais de broderies particulières, dites à la cannetille, petit fil de cuivre

gainé de métaux précieux réagissant comme de fins ressorts, pareilles à celles qui

ornent les uniformes militaires, un savoir-faire ici mis en œuvre par Sylvie

Deschamps, Maître d’art, brodeuse au fil d’or."

(...)

"Le point de jonction entre le bégonia, incarnation jusqu’à la lie de la plante

ornementale, et les broderies des parements militaires, c’est Rochefort, une ville

suffisamment lointaine de l’estuaire de la Charente pour être protégée de puissances

maritimes belligérantes, facile à approvisionner par le fleuve, idéale pour y implanter

un arsenal militaire. Rochefort ce sont aussi les expéditions scientifiques et l’arrivée

de plantes inconnues qui seront dispersées dans les jardins botaniques d’Europe.

Parmi celles rapportées de la Caraïbe, six petites plantes herbacées sont découvertes

en 1690 par le moine botaniste Charles Plumier (1646-1704) qu’il baptise Bégonia

en l’honneur de son bienfaiteur Michel Bégon (1638-1710), intendant de Louis XIV

et de la marine de Rochefort."

(...)

"Les photographies de Sophie Zénon offrent à ces infrangibles une carnation de

kaolin que les fil d’or et d’argent militaire viennent magnifier. Ces fils brodés aux point

lancé, point Boulogne, de sable, au passé empiétant, deviennent stigmates de conquêtes, de

migrations, d’esclavagisme, de cette soif d’obtenir les métaux les plus précieux. Tant

de beauté pour tant d’effroi."

 Jean-Benoît Patricot (extraits).

Biographie de Sophie Zénon

Artiste photographe, Sophie Zénon articule son oeuvre autour de thèmes récurrents –  temporalité, présence dans l'absence, fragilité de nos existences humaines et non humaines, mais aussi les ressorts de mémoire, l’exil, le sentiment d’appartenance et l’identité -  évoqués au travers de la relation du corps au paysage et aux éléments. De séries en séries, elle créé des ponts entre histoire intime et patrimoniale, où "le présent est un réceptacle de temps et d’histoires accumulées (...) qu’elle cristallise par la trace, la métaphore et le merveilleux, en leur donnant une forme à chaque fois renouvelée "  (Christine Coste, L’Oeil, mai 2023).
Photographies, archives réactivées, livres d’artiste, vidéos, installations, mais aussi gravures sur verre, monotypes, estampages tissés et modelés … l’oeuvre de Sophie Zénon se déploie en une narration protéiforme, révélant la place importante qu’accorde l’artiste à l’expérimentation, à la matérialité et à l’hybridation des médium menée parfois avec la complicité d’artisans d’art. De sa pratique naissent des oeuvres organiques, vibrantes et poétiques, guidées par les notions de fragilité, d’impermanence et de souffle de vie.

 

Sophie Zénon est née en Normandie, elle vit et travaille à Paris.
Après des études d’histoire contemporaine, d’histoire de l’art puis d’ethnologie sur le chamanisme en Asie extrême-orientale (Mongolie, Sibérie), elle initie sa pratique à la fin des années 1990 par des miniatures délicates de paysages réalisés en Mongolie. Dans ce pays qui la fascine pour le rapport intime de ses habitants à la nature et aux forces spirituelles qui l’animent, elle voyagera pendant plus de dix années. De 2008 à 2011, elle réalise plusieurs travaux en relation avec les questions de la représentation du corps après la mort (cycle In Case We Die). À partir de 2010, elle commence un nouveau cycle, Arborescences, un essai autour du deuil, de l'exil et de la mémoire familiale, abordant la question du paysage, des liens unissant territoire, mémoire et construction de soi. Ses plus récents travaux (cycle Rémanences, depuis 2017) s’attachent à la mémoire des paysages sous l’angle du végétal,  tour à tout marqueur de l’histoire et de ses traces, fragile mais toujours nourricier et renaissant.

 

Ses oeuvres ont intégré des collections publiques (Bibliothèque nationale de France, Maison Européenne de la Photographie, Mobilier national, Manufacture de Sèvres, Le Château d'Eau, Les Abattoirs, Musée de la Photographie de Bièvres) et de nombreuses collections privées (Fondation des Treilles, Fondation Neuflize, Fondation Eurazeo). Elles sont exposées en Europe et à l'international depuis 2000 dans des lieux tels que, à Paris, le Palais de Tokyo, la BNF, le Mobilier national, la Fondation Pierre Bergé / YSL ; et aussi la galerie du Château d'Eau (Toulouse), le Domaine de Chaumont-sur-Loire, la Fondation Fernet-Branca (Saint-Louis), la Fondation François Schneider (Wattwiller), Le Houston Center for Photography (Etats-Unis).
Elle a obtenu plusieurs reconnaissances dont le soutien à la création d'oeuvres d'art de la Fondation des Artistes (2022), le prix Eurazeo (2019), le prix "Résidence pour la photographie" de la Fondation des Treilles (2015), le prix Kodak de la Critique (1999) et a été finaliste du prix photo Marc Ladreit de Lacharrrière / Académie des Beaux Arts (2024), de la Villa Kujoyama (2023), du Prix Niépce (2015).

 

Elle est représentée par la Galerie XII (Paris et Los Angeles) et par la Galerie Lee Bauwens (Bruxelles,Belgique).


" At first glance, we are struck by the delicate beauty of leaves treated as subjects in their own right. Through photography, the plant is transformed, taking on the appearance of fragile, sentient porcelain. The raking light brings out the relief of the veins and the strength of the stem without saturating the image; a fine white edge appears, tracing the contour of the leaf and lending it a diaphanous quality. Elegant curves and graceful, at times almost ruffled, volutes first seduce the eye. Then details begin to surface. Mysterious, rigorous, sometimes shimmering lines structure the background, as if marking directions, routes to be followed. Their relief on Japanese paper reveals, under magnification, the sharp trace of a needle. The curve of petioles and veins is underlined with silk threads in delicate hues, with fine gleaming cords; the leaf blades are adorned with tendrils of gold and silver. The photographs are embellished with embroidery. But this is a very particular embroidery, known as cannetille: a fine copper thread sheathed in precious metals, spring-like in its movement, akin to that used to adorn military uniforms. Here, this exceptional savoir-faire is brought to life by Sylvie Deschamps, Maître d’art and gold-thread embroiderer."(...)
"The point of convergence between the begonia, that consummate incarnation of the ornamental plant, and the embroidery of military facings is Rochefort: a town far enough from the Charente estuary to be sheltered from warring maritime powers, easily supplied by river, and ideally suited to the establishment of a military arsenal. Rochefort is also the site of scientific expeditions and the arrival of unknown plants, later dispersed throughout Europe’s botanical gardens. Among those brought back from the Caribbean, six small herbaceous plants were discovered in 1690 by the botanist monk Charles Plumier (1646–1704), who named them Begonia in honour of his benefactor Michel Bégon (1638–1710), intendant under Louis XIV and of the Rochefort navy." (...)
" Sophie Zénon’s photographs give these resilient forms a kaolin-like flesh, intensified by the gold and silver threads of military ornament. Embroidered in point lancé, point Boulogne, sand stitch and long-and-short stitch, these threads become the stigmas of conquest, migration, enslavement and the thirst for the most precious metals. So much beauty, and so much terror."
Jean-Benoît Patricot(extraits) in Plantae novae.

Sophie Zénon's biography

Photographer Sophie Zénon’s work revolves around recurring themes — temporality, presence within absence, the fragility of human and non-human life, as well as the mechanisms of memory, exile, the sense of belonging, and identity — explored through the relationship between the body, the landscape, and the elements. Across her series, she builds bridges between intimate and collective history, where “the present is a receptacle of accumulated times and stories (...) which she crystallizes through trace, metaphor and wonder, giving them a form renewed each time” (Christine Coste, L’Oeil, May 2023).

Photographs, reactivated archives, artist’s books, videos, installations, as well as glass engravings, monotypes, woven and shaped imprints: Sophie Zénon’s work unfolds as a protean narrative, revealing the importance she gives to experimentation, materiality, and the hybridization of media, sometimes in collaboration with skilled craftspeople. From this practice emerge organic, vibrant, and poetic works, guided by notions of fragility, impermanence, and the breath of life.

Sophie Zénon was born in Normandy; she lives and works in Paris.

After studying contemporary history, art history, and ethnology, focusing on shamanism in East Asia (Mongolia, Siberia), she began her artistic practice in the late 1990s with delicate miniature landscapes made in Mongolia. In this country, which fascinates her for the intimate relationship its inhabitants maintain with nature and the spiritual forces animating it, she travelled for more than ten years. From 2008 to 2011, she produced several works relating to questions of the representation of the body after death (In Case We Die cycle). From 2010 onward, she began a new cycle, Arborescences, an exploration of mourning, exile, and family memory, addressing the relationship between landscape, territory, memory, and the construction of self. Her more recent works (Rémanences cycle, since 2017) focus on the memory of landscapes from the perspective of vegetation, at once a marker of history and its traces, fragile yet always nourishing and regenerative.

Her works have entered public collections (Bibliothèque nationale de France, Maison Européenne de la Photographie, Mobilier national, Manufacture de Sèvres, Le Château d’Eau, Les Abattoirs, Musée de la Photographie de Bièvres) and numerous private collections (Fondation des Treilles, Fondation Neuflize, Fondation Eurazeo). They have been exhibited in Europe and internationally since 2000 in venues such as the Palais de Tokyo, the BnF, the Mobilier national, the Fondation Pierre Bergé / YSL in Paris, as well as Galerie du Château d’Eau (Toulouse), Domaine de Chaumont-sur-Loire, Fondation Fernet-Branca (Saint-Louis), Fondation François Schneider (Wattwiller), and the Houston Center for Photography (United States).

She has received several distinctions, including support for the creation of artworks from the Fondation des Artistes (2022), the Eurazeo Prize (2019), the “Résidence pour la photographie” prize from the Fondation des Treilles (2015), the Kodak Critique Prize (1999), and was a finalist for the Marc Ladreit de Lacharrière / Académie des Beaux-Arts photo prize (2024), the Villa Kujoyama (2023), and the Prix Niépce (2015).

She is represented by Galerie XII (Paris and Los Angeles) and by Galerie Lee Bauwens (Brussels, Belgium).

 

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